Début avril, le chantier de la chaufferie biomasse du Chemin Vert a franchi une étape majeure avec le lancement des premiers essais de mise en service. Après le grutage d’envergure des cheminées en novembre dernier, place désormais aux tests à chaud : la toute première flamme a été allumée.

Des premiers essais concluants
Ces essais de mise en service, aussi appelés « premiers feux », consistent à mettre progressivement la chaudière en fonctionnement afin de vérifier que l’ensemble des équipements est opérationnel. Cette phase est également indispensable pour chauffer et sécher le béton réfractaire (béton capable de résister à des hautes températures) qui protège la chaudière.
Concrètement, il s’agit de réaliser l’ensemble des tests à chaud qui précèdent la mise en service industrielle : combustion, alimentation en combustible, automatisme, sécurité… Autant de paramètres finement analysés pour s’assurer du bon comportement de l’installation.
Les essais se sont déroulés dans de très bonnes conditions. Ils ont permis de confirmer la qualité de la combustion ainsi que la fiabilité du système d’alimentation de la chaudière biomasse. Le samedi 4 avril, 7MW de puissance ont pu être produits avec la biomasse. Une étape validée qui ouvre désormais la voie à une série de tests complémentaires destinée à ajuster les réglages.

Un calendrier maîtrisé vers la mise en service
Les essais se poursuivront progressivement jusqu’à mi-mai 2026, afin de valider l’ensemble des performances de l’installation. La mise en service définitive, en fonctionnement normal, est quant à elle prévue à partir du mois d’octobre 2026, en cohérence avec le démarrage de la saison de chauffe.
Des essais réussis pour les grappins d’alimentation bois
Les essais de mise en service ont également permis de tester les deux grappins dédiés à la gestion de la plaquette bois. Ils ont été éprouvés dans leurs deux modes de fonctionnement : en mode manuel, pilotable à l’aide d’une manette par un technicien, et en mode automatique, entièrement autonome sans intervention humaine. Concrètement, le grappin vient prélever la plaquette de bois dans les silos passifs, zones de stockage où le combustible est livré par les camions, afin de la redistribuer vers les silos actifs. C’est depuis ces derniers que la plaquette est ensuite prélevée pour être injectée dans les chaudières biomasse. Ces essais concluants confirment la fiabilité et la souplesse du système, garantissant une alimentation continue et optimisée de la chaufferie.

Un approvisionnement bois local et responsable
La chaufferie du Chemin Vert reposera sur un combustible bois local, s’inscrivant pleinement dans une logique de transition énergétique et de circuits courts. Le bois sera acheminé depuis un périmètre maximal de 150 km autour des installations, avec 50 % des volumes provenant de sites situés à moins de 100 km.
Pour mieux comprendre l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des futures chaufferies biomasse du territoire, consultez notre article dédié :